1ère intervention

Tout d’abord, nous déplorons que cette proposition n’ait pas été envoyée avec le dossier du conseil municipal.

A lecture du contenu, le vœu relatif à l’inscription dans la Loi de l’interdiction de l’utilisation du Glyphosate, présenté ce soir, ne nous semble pas suffisant. En effet, Monsanto a déjà remplacé le Roundup par le Dicamba nouvelle génération, utilisé massivement aujourd’hui aux Etats-Unis. Cet herbicide très volatil détruit une part importante des cultures environnantes, avec des effets néfastes sur la santé et la biodiversité.

En France, cette molécule est autorisée mais pas dans les mêmes conditions d’utilisation qu’aux Etats-Unis. Toutefois, on peut craindre que d’ici 3 ans, sous la pression des lobbys, le Dicamba nouvelle génération soit homologué pour remplacer le Glyphosate.

C’est pourquoi nous proposons que le vœu d’inscrire l’interdiction du Glyphosate dans la loi :

  • soit élargi à tout herbicide chimique de substitution,
  • soit adressé au Député de notre circonscription et à tous les groupes politiques de l’Assemblée Nationale dont la grande majorité des députés a voté contre cette inscription ou n’a pas participé au vote,
  • soit adopté par la COMPA dans le cadre de ses compétences santé, environnement et développement économique.

Par ailleurs, vu les enjeux environnementaux et sanitaires, nous ne pouvons pas nous contenter d’un simple vœu sans des actions concrètes.

Il y a bien sûr la démarche 0 phyto qui par la réglementation est devenue obligatoire sur la plupart des espaces publics.

La collectivité peut aussi soutenir la production biologique, en augmentant de manière significative la part du bio local dans les cantines scolaires. Sur ce point, il est fortement regrettable que la Région, la COMPA, et les communes (dont notamment celles du groupement de commande de la restauration scolaire), n’aient pas souhaité entrer dans le capital de la SCIC Légumerie du pays d’Ancenis, véritable outil de développement durable du territoire. Aujourd’hui, faute de ce soutien politique, la Légumerie a malheureusement disparu.

Tout comme il est regrettable que dans le cadre de la convention de partenariat COMPA – Chambre d’Agriculture, l’accompagnement de l’activité agricole vers l’agro-écologie n’ait pas été pas recensé comme un axe d’actions prioritaires, sachant qu’une étude récente présentée à Agro Paris Tech révèle que l’agro-écologie pourrait nourrir durablement 530 millions d’Européens en 2050.

Avant de voter, nous attendons de votre part une réponse sur nos propositions d’amendement concernant le contenu et l’utilisation du vœu.

2ème intervention

Malgré votre refus d’amender le texte par nos propositions, nous votons ce vœu tout en regrettant :

  • d’une part, que le Président MACRON n’a pas su convaincre sa majorité, contrairement à ses habitudes,
  • et d’autre part, l’absence de changement de modèle de pratique culturale pourtant nécessaire pour la santé des utilisateurs et des consommateurs.

Conseil Municipal du 24 septembre 2018

Les élus de la minorité

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