Après la condamnation en 2013 de Monsieur Le Maire pour « prise illégale d’intérêts », la condamnation de trois agents municipaux vient entacher une nouvelle fois, l’image de la Mairie. Comme de nombreux Anceniens, nous estimons que le montant détourné n’est pas si modeste (5 200 €) et désapprouvons l’absence de sanctions disciplinaires sous prétexte d’une pratique sans gravité. Malheureusement, ces faits ne font qu’alimenter le rejet croissant des élus et le discours stigmatisant « anti-fonctionnaire».

En ce 9 décembre, journée internationale de lutte contre la corruption, nous tenons à réaffirmer toute notre confiance aux agents municipaux qui quotidiennement font preuve d’honnêteté, d’intégrité et de professionnalisme. Et nous souhaitons rappeler « les menaces que pose la corruption sur nos valeurs démocratiques [] et que des pays exempts de corruption sont un des moyens les plus efficaces de garantir un avenir meilleur » comme l’indique l’ONU.

Selon l’observatoire des risques de la vie territoriale, le taux de mise en cause pénale des élus est de 2 pour mille, celui des fonctionnaires seulement de 0,3 pour mille. Bien que le nombre de condamnations reste faible, il en demeure pas moins important de rester vigilant.

L’un des leviers serait d’imposer l’impossibilité, pour un élu condamné pour enrichissement personnel ou faute intentionnelle, de se présenter à une élection quelle qu’elle soit.

La démocratie ne peut prospérer que dans une relation de confiance des citoyens envers leurs institutions.

Les élus de la minorité

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