Le 3 mars 2018, sur le terrain des anciennes serres municipales, des arbres ont été abattus puis brûlés pour partie sur place.

Le 5 février dernier, lors de la délibération portant sur la vente de la parcelle en vue de construire une église évangélique, nous avons réaffirmé l’étroitesse de la parcelle rendant incompatible la construction avec la préservation des arbres et nous avons à nouveau proposé que cette parcelle soit intégrée au projet de l’établissement médico‐social situé à côté pour en faire un espace vert accessible aux jeunes.

Nous avons alors évoqué la possibilité pour l’église évangélique de s’établir sur un autre terrain de la Ville, que ce soit à la Chauvinière 2 ou sur d’autres parcelles mieux adaptées.

Nous pensions à juste titre que « la protection des arbres n’était pas suffisamment garantie dans le cahier des charges de cession du terrain, et que c’est la
construction même qui les met en danger. »

Monsieur Berthelot, adjoint à l’aménagement, nous a alors répondu que « les arbres seront conservés en précisant que seuls deux arbres malades seront abattus …/… que la Ville sera vigilante à la préservation des arbres, notamment pour ce terrain. » Un mois plus tard, ce ne sont pas deux arbres mais au moins cinq arbres qui ont été abattus. Seuls deux arbres subsistent, mais leur avenir est très incertain de part la proximité de la future église. Cette inquiétude peut également être étendue aux arbres à proximité du projet des notaires situé au carrefour tournebride.

Ce patrimoine naturel aurait pu être conservé et mis en valeur. Ces arbres constituaient un patrimoine commun remarquable. D’un âge respectable, leur
présence était liée à l’histoire du site et à celle des hommes et des femmes qui les ont plantés et entretenus.

Témoin du passé, lien vers l’avenir.

Malheureusement à Ancenis, l’arbre est trop souvent considéré comme un obstacle au renouvellement urbain. Pourtant, la collectivité a le devoir de sauvegarder son patrimoine naturel au même titre que son patrimoine bâti.

Dans une logique de développement durable et pour que la densification de la ville ne constitue plus une menace pour le végétal, l’application d’une charte de l’arbre partagée par la municipalité, les investisseurs et les habitants, constituerait une garantie de vivre dans une ville désirable pour tous, notamment pour les générations futures.

Rémy ORHON, Emmanuelle DE PETIGNY, Florent CAILLET, Myriam RIALET, Laure CADOREL et Mireille LOIRAT
Tél. : 06 79 14 60 17
Mail : ancenis.elus.minorite@gmail.com

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