A chaque vente de biens communaux par la ville, nous nous élevons contre le manque de transparence, l’absence de publicité préalable, le fait que les Anceniens, et même les conseillers municipaux, ne sont pas informés au préalable.

Ce fut notamment le cas :

  •  lors de la vente en 2015, d’un ancien bâtiment industriel propriété de la Ville d’Ancenis, sis au 157 rue René de Chateaubriand, à la société AMB Habitat pour un montant de 180 000,00€ en vue de réaliser un projet immobilier dont la commercialisation est assurée par l’agence IMMO-BOX,
  • lors de la vente, réalisée en fin d’année 2016, de la maison située au 34-38 place du Millénaire, à la SARL ALCES, au prix de 85 000 €. Un montant bien inférieur aux 105 000 € estimés par France Domaine, sans que la délibération du conseil municipal du 7 novembre ne justifie un tel écart,

  • ou plus récemment, lors de la session à la SELARL Notaires et Conseils d’Ancenis, d’un espace vert de 2913 m² situé impasse Pierre Dautel, à l’angle du carrefour Tournebride (à proximité de la Station ESSO) pour un montant de 220 000 € (+ 45 000 € estimés de travaux voirie à la charge des acquéreurs, rétrocédés ensuite à la ville).encore, le montant total est inférieur aux 278 000 € estimés par France Domaine et ce, sans aucune justification pourtant exigée par la loi.

Construire la ville en toute transparence et égalité de traitement entre les investisseurs.

Le projet de la SELARL Notaires et Conseil, connu par certains avant même que cet espace vert ne soit devenu constructible dans le Plan Local de l’Urbanisme, s’inscrit dans le cadre du programme de requalification urbaine du boulevard Bad Brückenau.

Dans le PLU, le carrefour Tournebride est désigné comme « un lieu stratégique au cœur de l’agglomération../…La composition bâtie doit cadrer un effet de place afin d’affirmer ce point d’entrée majeur du centre ville ».

Au vu de la situation de cet espace vert et dans le cadre de sa vente, il aurait été plus vertueux de lancer un appel à projet sur la base d’un cahier des charges qui puisse répondre à une architecture qualifiante. Au-delà de l’intérêt architectural, nous pouvons raisonnablement penser que la mise en concurrence, sous réserve de transparence et du respect des principes d’égalité de traitement entre les porteurs de projet, aurait été plus intéressante financièrement pour la ville.

Même si, dans le cadre d’une vente d’un bien public, la mise en concurrence n’est pas obligatoire, les collectivités locales ont toujours la possibilité d’utiliser cette procédure. Elle élimine tout risque de favoritisme ou de prise illégale d’intérêts et contribue ainsi à la moralisation de l’action politique tant souhaitée par les citoyens.

Pour une requalification urbaine ouverte et partagée.

Le projet de renouvellement urbain du boulevard Bad Brückenau est un enjeu majeur pour l’image de la ville. Outre les travaux de réaménagement de la voirie, il donne la possibilité de créer des opérations d’habitat groupé, notamment sur l’espace vert communal situé à proximité du passage souterrain piétonnier.

Sa réussite dépendra de la volonté des élus de faire appel à l’intelligence collective :

  • en communiquant le plus largement possible, pour approcher un plus grand nombre d’investisseurs, dans un souci de transparence et de bonne mise en concurrence,

  • et en construisant, avec les habitants, des projets qui touchent à leur avenir et à leur quotidien.

Rémy ORHON, Emmanuelle DE PETIGNY, Florent CAILLET, Myriam RIALET, Laure CADOREL et Mireille LOIRAT Tél. 06 79 14 60 17 / ancenis2014elan@gmail.com

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