Le 9 septembre dernier a eu lieu la rentrée du Théâtre Quartier Libre, au parc de la Gilarderie, donnant la possibilité à tous de découvrir une culture vivante.

Le temps d’un après-midi ensoleillé, le théâtre de rue et le cirque ont fait entrer la culture dans le parc arboré, très apprécié des Anceniens et plus particulièrement des habitants des quartiers riverains, des enfants et des parents d’élèves, notamment lors des fêtes des écoles…

Ce parc de proximité contribue très largement aux bienfaits de la nature en ville. Sa présence a un impact positif sur la perception de bien-être dans l’espace urbain.

Sur ce point, des études récentes ont démontré que les « émotions positives et apaisantes » que procurent les espaces verts, réduisent l’exposition aux maladies liées au stress et à la fatigue mentale.

Ces espaces de nature jouent également un rôle dans l’atténuation du phénomène d’îlot de chaleur en ville. Emmanuel BOUTEFEU, biologiste auteur de « Composer avec la nature en ville » relève que les écarts de température entre un parc urbain et ses environs varient de 1°C à 7°C. Les arbres d’alignement, malheureusement trop peu nombreux dans la ville d’Ancenis, permettent également de faire baisser la température de l’air des rues.

La nature en ville : une demande sociale

Lors de la démarche citoyenne et participative pilotée par l’association ICPA, il est ressorti une attente de verdure dans le tissu urbain mettant en évidence le manque d’espaces verts de proximité. Il ne suffit donc pas de se contenter d’un simple ratio quantitatif (m² par habitant). Depuis le début du mandat, nous insistons pour que le renouvellement urbain à Ancenis veille à préserver la qualité de vie de tous, et ce notamment par la préservation ou la création de jardins de proximité.

Urbanisme et santé

Pour l’Organisme Mondiale de la Santé (OMS) « Un urbanisme pour la santé, c’est un urbanisme pour les habitants. Il met en valeur l’idée que la ville c’est autre chose que des constructions, des rues et des espaces publics, c’est un organisme qui vit, qui respire »

Préserver le Parc de la Gilarderie contre d’éventuelles convoitises urbaines rendues possibles par les orientations d’aménagement et de programmation du quartier du Bois Jauni, devrait donc être une évidence pour tout le monde.

Pourquoi dans ces conditions, dans le Plan Local de l’Urbanisme, n’y a-t-il aucune protection des arbres du Parc et plus largement sur le domaine public ?

Pourtant cette protection est la garantie de préserver dans la durée, un patrimoine naturel dont son rôle pour notre santé et notre bien-être est essentiel, d’autant plus grand dans le cadre du renouvellement urbain.

Rémy ORHON, Emmanuelle DE PETIGNY, Florent CAILLET, Myriam RIALET, Laure CADOREL et Mireille LOIRAT Tél. 06 79 14 60 17 Mail : ancenis.elus.minorite@gmail.com site : www.ancenis-minorite.fr

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