La 27e édition de la semaine du goût se déroule du 10 au 16 octobre 2016. Cette année, elle a pour thématique « mieux manger pour vivre mieux », encourageant ainsi les consommations alimentaires dans un mode de vie équilibré et durable.

Lors de l’élaboration du cahier des charges du nouveau marché de restauration collective, nous avons fait des propositions dans ce sens.

Timide intégration du bio

Alors que depuis plusieurs années, plus de 75% des établissements scolaires en France servent des produits bio, la ville d’Ancenis n’avait jusqu’alors pas donné la possibilité aux enfants de bénéficier d’une alimentation bio.

Nous avons insisté pour que le nouveau marché ne promeuve pas seulement l’agriculture raisonnée, mais qu’il puisse encourager et accompagner la diversité agricole créatrice d’emplois durables. Une position partagée par le Groupement des Agriculteurs Biologique de Loire Atlantique et TERRENA qui, actuellement, travaillent ensemble pour passer d’une l’agriculture intensivement écologique à une agriculture biologique, permettant de nourrir tout en respectant les écosystèmes naturels.

Loin des objectifs affichés dans le Grenelle de l’Environnement portant à 20 % d’aliments bio dans les cantines scolaires, d’ici 2020, la ville d’Ancenis a décidé de les intégrer que trop timidement (10% en option).

Une occasion ratée d’exclure les OGM

En cohérence avec notre projet présenté lors de l’élection municipale 2014, « Manger mieux dans les cantines : produits locaux, 20 % de bio et sans OGM », nous avons également demandé d’interdire les aliments issus de cultures OGM. Les exclure dans la restauration collective permet de soutenir une agriculture locale de qualité et de répondre aux préoccupations quotidiennes des consommateurs. Malheureusement, alors qu’un nombre croissant de communes s’engagent dans cette démarche, les OGM ne sont pas interdits dans le nouveau marché conclu par la ville d’Ancenis.

Boîtes de conserves et bisphénol

Malgré son interdiction en France depuis janvier 2015, une récente étude menée par l’Association Santé Environnement France (ASEF) a mis en évidence la présence de bisphénol (nocif pour la santé) dans les conserves. Une problématique que nous avons soulevée, sachant que chaque semaine de nombreuses boîtes de conserves sont utilisées par la cuisine centrale de Sévigné. Grâce à notre vigilance, le prestataire devra fournir des attestations certifiant l’absence de bisphénol.

Pour une participation citoyenne au cœur des décisions

Nous avons proposé que des associations des parents d’élèves soient associées à la définition du cahier des charges et au choix du prestataire. Manifestement, notre volonté de développer des pratiques participatives innovantes n’a pas été partagée par les décideurs. Toutefois, sur nos recommandations, un comité de suivi devrait être mis en place pour vérifier le respect des conditions prévues au marché.

Pour une alimentation saine accessible à tous

Parce que les déséquilibres alimentaires sont des facteurs d’inégalités sociales de santé dès l’enfance, agir pour l’égalité à l’école, c’est aussi garantir l’accès à une alimentation saine pour tous les enfants, quels que soient les moyens financiers des familles. Nous considérons qu’il serait opportun de reprendre en régie inter-communale la restauration collective. Nous militons pour une politique tarifaire plus juste et solidaire, en appliquant autant de tarifs que de quotients familiaux.

Rémy ORHON, Emmanuelle DE PETIGNY, Florent CAILLET, Myriam RIALET, Jean-Michel LEPINAY et Mireille LOIRAT