A moins d’un an des prochaines échéances municipales, les résultats de l’étude financée par la COMPA sur le gaspillage alimentaire dans la restauration scolaire sont très mauvais et inacceptables : 179 kg de nourriture sont jetés chaque semaine, soit un peu plus de 33% des aliments produits, sans oublier le coût pour la commune historique d’Ancenis estimé à 1042€/semaine soit environ 35 000€/an !

Déjà en 2013, soit un an avant les élections municipales 2014, une étude sur « le restant assiette » avait évalué à 30% le volume de nourriture perdue ou gaspillée (cf. bulletin municipal d’Ancenis – septembre 2013).

Six ans après, le constat est affligeant. Nous en sommes toujours au même niveau de gaspillage et toujours au stade de la réflexion. La future tête de liste de la majorité sortante, adjoint à l’enfance et la jeunesse depuis 2008, nous sert encore les mêmes recettes.

Nous déplorons l’immobilisme de la majorité municipale actuelle, alors que, durant ce mandat, il était possible d’agir par des choix différents que nous avons portés et défendus, mais qui n’ont pas été retenus par la majorité :

  • créer une régie municipale (proposition dans notre programme 2014-2020) au lieu de relancer un marché pour une gestion privée de la restauration scolaire,
  • à défaut, fixer des objectifs avec obligation de résultats en matière de lutte contre le gaspillage alimentaire, dans le cahier des charges du groupement de commande du marché,
  • proposer des outils d’évaluation pour les producteurs locaux, les personnels, les familles, et les premiers utilisateurs de la restauration, à savoir les enfants,
  • atteindre 20% de bio et sans OGM,
  • rentrer dans le capital du projet SCIC de la Légumerie du Pays d’Ancenis afin de structurer l’offre de légumes du territoire à destination de la restauration collective et d’en faciliter la gestion au plus près des besoins réels, tout cela pour faciliter un approvisionnement local. Faute de soutien politique, la légumerie a malheureusement disparu,
  • demander une dérogation au GEMRCN (Groupement d’Etude des Marchés en Restauration Collective et de Nutrition) pour réduire les grammages recommandés tout en respectant l’équilibre alimentaire,
  • aménager des espaces conviviaux de repas afin de réduire le bruit,
  • permettre à des associations caritatives ou à des personnes en situation précaire de venir chercher en fin de service les denrées non servies.

Dans un monde aux ressources naturelles et énergétiques limitée et où au niveau local, beaucoup de nos concitoyens ont des difficultés à se nourrir correctement, nous avons le devoir moral d’agir.

Depuis de nombreuses années, la lutte contre le gaspillage alimentaire devrait être une priorité : face à l’inaction, nous porterons à nouveau des propositions et des alternatives concrètes pour les prochaines échéances électorales.

Les élus de la minorité
Ancenis-Saint-Géréon