Depuis 2010, les lois de Finances imposent aux hôpitaux et aux collectivités une contribution toujours plus importante au redressement des finances publiques.

Le plan d’économies de près de 10 milliards pour les dépenses de santé obligent les hôpitaux publics à une logique financière sans précèdent. Depuis 2010, la réduction du nombre d’emplois hospitaliers s’est accentuée. La dégradation des conditions de travail entraîne un mal-être au travail et une souffrance profonde de la profession médicale. Le centre hospitalier d’Ancenis (Erdre et Loire) n’est malheureusement pas épargné. Avec deux millions d’euros de déficit, l’établissement est contraint au retour à l’équilibre sur trois ans avec des conséquences sur le personnel soignant et les usagers. Face à ces difficultés, nous invitons chacun de nous à soutenir l’ensemble du personnel qui chaque jour s’investit sans compter pour notre santé.

Le plan d’économies de 11 milliards demandé également aux collectivités locales réduit drastiquement leur autonomie financière, avec pour conséquence une augmentation régulière des différents taux d’impôts communaux au détriment des plus démunis. Paradoxalement, beaucoup d’élus locaux se plaignent, à juste titre, de cette baisse des dotations de l’Etat et en même temps, soutiennent des candidats aux prochaines élections présidentielles promettant de nouvelles réductions drastiques. M. FILLON propose 100 milliards d’économies supplémentaires, et M MACRON vise 60 milliards, en s’attaquant aux emplois de la fonction publique et à ce qui reste des dotations versées aux collectivités.

La réduction du déficit public ne doit pas se faire au détriment de ce qui constitue le ciment de notre société : la santé, la qualité des services publics. D’autres leviers sont possibles : la lutte contre l’évasion fiscale, (estimée à 50 milliards), un impôt plus juste, et symboliquement, la lutte contre les avantages inconsidérés de certains élus….

Les abus de l’économie financière détruisent notre société : confiscation du pouvoir politique, effondrement de la démocratie, augmentation des inégalités, repli sur soi et montée du nationalisme. Cessons donc d’opposer l’emploi public à l’emploi privé, et attachons-nous à une économie plus juste socialement

Les élus de la minorité d’Ancenis