Pour accueillir de nouveaux habitants, les opérations de renouvellement urbain sont des moyens efficaces pour limiter l’étalement urbain et lutter contre la consommation des espaces agricoles et naturels. Toutefois, elles ne doivent pas se faire à n’importe quel prix.

En 2014, lors de l’approbation du Plan Local de l’Urbanisme (PLU), nous avons alerté les élus de la majorité sur les conséquences d’une urbanisation effrénée sans discernement, en l’absence de concertation. Extrait :« L’urbanisation plus compacte ne pourra se construire sans concertation avec les habitants. En amont de tout projet urbain collectif, le dialogue citoyen sera essentiel pour garantir un développement et une évolution partagée des quartiers».

Rentabilité économique ou qualité de vie ?

Les travaux de construction de vingt-deux logements sur une parcelle située entre la rue René de Chateaubriand et la rue Eriau, vendue par la ville à un investisseur en 2015, ont commencé depuis quelques mois. En commission aménagement et urbanisme, nous avons remis en cause la qualité urbaine du projet et avons proposé :

  • que ce projet soit pensé et construit de manière globale en y intégrant la parcelle riveraine occupée actuellement par une entreprise, quitte à attendre un peu,

  • de limiter la hauteur rue Rue Eriau pour une insertion harmonieuse dans le quartier.

Malheureusement notre demande n’a pas été entendue. Résultat, l’immeuble en cours de construction (plus encore, avec l’erreur d’implantation) percute le tissu urbain existant et agresse l’intimité des propriétés voisines.

En conseil municipal, nous avons indiqué que cette opération immobilière « répondait plus à une urbanisation d’opportunité au profit des investisseurs et moins à la qualité du cadre de vie des futurs habitants et des riverains du quartier. Le renouvellement ne doit pas se faire au coup par coup au mépris des riverains non opposés au renouvellement urbain, mais souhaitant simplement être écoutés ».

Une ville durable ne peut se construire sans ses habitants

Les habitants méritent, de la part des élus, autant de considération que les porteurs de projets immobiliers. C’est la raison pour laquelle nous sommes extrêmement vigilants sur le respect de l’équilibre entre les besoins individuels et la nécessité de construire et vivre ensemble la ville dans un souci d’équité et de justice sociale. C’est dans ce sens que nous sommes également intervenus lors de la présentation du projet d’aménagement de la future gendarmerie. En effet, le projet supprime l’espace de verdure au pied de l’immeuble voisin : plus d’espace de jeux et de convivialité pour les enfants et les habitants déjà contraints de vivre dans des appartements vieillissants, trop peu rénovés.

Une injustice et un manque cruel de vision alors même qu’il serait essentiel, dans le cadre du renouvellement urbain, que la ville d’Ancenis puisse s’investir dans une politique de cohésion urbaine et sociale.

Rémy ORHON, Emmanuelle DE PETIGNY, Florent CAILLET, Myriam RIALET, Laure CADOREL et Mireille LOIRAT Tél. 06 79 14 60 17 ancenis2014elan@gmail.com

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