Au 1er janvier de chaque année, l’INSEE donne l’évolution de la situation démographique sur les cinq dernières années.

Malgré une situation géographique privilégiée, première gare TER régionale en terme de fréquentation, bassin économique dynamique, le nombre d’habitants à Ancenis continue de baisser. Sur la dernière période recensée 2009-2014, la ville enregistre une diminution de 82 habitants, soit -1,10% contre + 6,01% pour le Pays d’Ancenis.

L’évolution démographique est un enjeu majeur pour l’activité commerciale et les services de proximité.

L’étude 2013 du conseil national des centres commerciaux souligne que «Le dimensionnement de la locomotive alimentaire (supérette, supermarché de proximité..) et de l’offre d’accompagnement dépendra en grande partie de la zone de chalandise.». Et que par ailleurs, « Ces polarités souvent de petite taille sont majoritairement fréquentées par la population résidant dans un rayon de 500 mètres autour du site (3 minutes à pied) »

Le centre commercial du Bois Jauni bénéficie aujourd’hui de l’augmentation de la population ancenienne entre 1999 et 2009 (+534), principalement liée à la construction de lotissements dans les années 1990, début 2000.

Les nouveaux logements situés rue des Jeux Olympiques, l’extension urbaine future au Nord-Ouest de l’agglomération (La Chauvinière) contribueront à dynamiser le centre commercial.

Les programmes de renouvellement urbain entre le boulevard Bad Brückenau et la ligne de chemin de fer devraient augmenter significativement l’activité commerciale des Arcades.

Malheureusement pour les commerces du centre ville, le projet du quartier urbain Léon Sécher située à proximité de la gare, validé en 2008, n’a toujours pas vu le jour, au grand dam de l’activité commerciale. Pourtant, cette opportunité urbaine (500 à 600 logements), est unique pour revitaliser le centre ville.

L’aménagement des espaces publics et des halles devrait se terminer avant l’été.

A cette occasion, il n’est pas inutile de rappeler qu’en 1990-1991, l’aménagement des rues A Briand, des Halles, d’Anjou, Saint Michel, Charost et Place de la Poste, était censé donner « au centre ville une personnalité plus affirmée…/…le cœur de la ville battra plus fort » (cf. Mot du Maire E LANDRAIN bulletin municipal octobre 1990). Vingt-cinq ans plus tard, nous ne pouvons que malheureusement constater la disparition totale ou partielle des commerces dans ces rues aménagées.

Pour arrêter l’hémorragie, une deuxième opération d’aménagement est engagée depuis 2015. Selon les élus de la majorité « Une nouvelle qualité de vie, c’est toute l’ambition de ce projet de réaménagement urbain : un cœur de ville qui bat plus fort. C’est un projet pour l’avenir, pour la qualité de vie d’Ancenis tout entière »

Mêmes maux, même protocole, mêmes mots, et une interrogation ; cette nouvelle opération sera-t-elle suffisante pour sauver et maintenir l’activité du cœur de ville ? Nous craignons que non, si elle ne s’accompagne pas d’une stratégie de développement de logements diversifiés à proximité. Et au-delà de l’aménagement, la qualité de vie ne se limite pas à l’environnement urbain : un cœur de ville qui bat plus fort, c’est une ville qui s’anime, surprend et s’ouvre aux initiatives citoyennes, autant de qualités dont manque encore notre ville.

Rémy ORHON, Emmanuelle DE PETIGNY, Florent CAILLET, Myriam RIALET, Jean-Michel LEPINAY et Mireille LOIRAT Tél. 06 79 14 60 17 / ancenis2014elan@gmail.com